PHOENIX – Du titre européen au Top 4 mondial

Après avoir décroché leur qualification en remportant la phase européenne du Fight or Flight 2956, Balaou, Yoan et Enael avaient désormais rendez-vous avec les meilleures équipes qualifiées pour les Worlds.

L’objectif ? Se mesurer à une opposition internationale, défendre les couleurs des Marauders et découvrir jusqu’où leur cohésion pouvait les emmener.

La réponse est désormais connue : jusqu’au Top 4 mondial.

Des Worlds avec quelques inconnues

Contrairement à leur préparation pour le tournoi EU, les Phoenix arrivent aux Worlds avec peu d’entraînement collectif récent.

« On n’avait pas réellement eu l’occasion de nous réentraîner ensemble depuis le tournoi EU. »

Un seul entraînement en deux semaines, qui plus est compliqué, et une première rencontre face à KLXD, une équipe dont ils ne connaissent pas réellement le niveau puisque les qualifications asiatiques n’ont pas été diffusées.

Il y a donc forcément un mélange de stress et d’excitation.

Mais après leur titre européen, une grande partie de leurs objectifs est déjà remplie. Il reste maintenant à confirmer leur place sur la scène européenne… et surtout à profiter de l’occasion pour affronter de nouvelles équipes.

KLXD : le match qui dissipe les doutes

Pour leur entrée dans la compétition, les Phoenix s’imposent 2–0 face à KLXD.

Au-delà du résultat, cette première victoire apporte surtout une réponse à une question : après deux semaines avec très peu d’entraînement, l’équipe est-elle toujours au niveau ?

La réponse arrive rapidement.

« Ça nous a confirmé que nous étions bien concentrés, que nous avions une bonne cohésion et une bonne communication. »

Les automatismes sont toujours là. La victoire permet au trio de se libérer de ses doutes et d’aborder la suite avec davantage de confiance.

Mais le niveau va désormais monter d’un cran.

Shadow Moses et le défi des intercepteurs

Face à Shadow Moses, les Phoenix savent à quoi s’attendre.

Ils ont observé les qualifications nord-américaines et anticipent l’utilisation d’intercepteurs. Leur composition n’est donc pas une surprise.

Les Phoenix choisissent dans un premier temps de conserver leur stratégie afin d’observer comment leur jeu habituel peut répondre à cette nouvelle dynamique.

Le résultat sera sans appel : défaite 0-2.

Mais avec le recul, Balaou ne pense pas que le problème se résume à une adaptation trop tardive pendant le match.

Le manque de temps d’entraînement a limité la capacité du groupe à expérimenter et maîtriser plusieurs compositions différentes. À cela s’ajoute une expérience du teamfight qui n’était pas homogène au début de l’aventure.

Enael en est un bon exemple :

« J’ai moins d’un an en dogfight et je sais principalement jouer des brawlers. Avant nos entraînements en groupe, je n’avais quasiment aucune expérience du teamfight. »

Une faiblesse au départ, mais aussi l’un des enseignements majeurs de cette compétition : l’équipe a énormément progressé en très peu de temps.

Retrouvailles avec Potato Team

Passés dans le loser bracket, les Phoenix retrouvent une équipe qu’ils connaissent particulièrement bien : Potato Team.

Deux semaines auparavant, les Marauders les avaient battus 2–0 lors de leur parcours européen.

Cette fois, la rencontre est beaucoup plus disputée.

Victoire Phoenix, 2-1.

Pour Enael, Potato Team a clairement progressé entre les deux compétitions, tandis que les Phoenix arrivent légèrement en dessous de leur niveau technique affiché quinze jours auparavant.

La rencontre est également marquée par un problème particulièrement gênant : un TrackIR cesse de fonctionner pendant une manche.

Balaou pointe également un autre élément qui reviendra plusieurs fois dans leur analyse :

« Je dirais que ça vient sûrement aussi d’une décision de notre part : ne pas avoir suffisamment exploré différents types de compositions. »

Malgré tout, Phoenix passe.

Le Top 4 mondial est assuré.

Une 4ᵉ place… et beaucoup d’enseignements

L’aventure s’arrêtera finalement face à Blightveil Pink, qui s’impose 2–0.

Les Phoenix terminent donc 4ᵉ du Fight or Flight 2956.

Pas de podium, mais pas vraiment de regrets non plus.

« Je dirais qu’on termine à la place qu’on mérite. »

Le constat est lucide. Avec un peu de réussite ou quelques manches exceptionnelles, un podium aurait peut-être été accessible. Mais pour l’équipe, cela n’aurait pas forcément représenté son niveau régulier actuel.

Et surtout, cette compétition aura permis d’identifier très clairement la prochaine étape.

Les compositions basées sur des intercepteurs se sont montrées particulièrement efficaces, parfois même avec des vaisseaux inattendus comme la Mantis.

Pour Enael, le constat est clair :

« On a un gros travail à faire là-dessus pour les prochains tournois. »

Diversifier les compositions, développer la polyvalence individuelle et continuer à accumuler de l’expérience en teamfight seront donc au programme.

Car derrière cette quatrième place se cache peut-être l’élément le plus encourageant : Phoenix sait désormais précisément ce qui lui manque pour aller chercher plus haut.

Comme le résume Balaou :

« Le prochain tournoi sera pour nous. ^^ »

Le mot de la fin

Après plusieurs semaines de compétition, les trois pilotes avaient évidemment un dernier message à faire passer.

Balaou commence par remercier tous ceux qui ont participé à leur aventure :

« Merci à tous ceux qui nous ont suivis, affrontés et aidés à nous entraîner. Maintenant, le but est simple : continuer à progresser, représenter les Marauders et aller chercher le plus loin possible. »

Yoan remercie également les équipes ayant permis aux Phoenix de s’entraîner ainsi que les joueurs de la scène européenne… avant de conclure avec la même modestie que lors de notre précédente interview :

« On est la meilleure équipe de dogfight d’Europe. Si vous souhaitez apprendre avec les meilleurs, c’est chez les Marauders ! »

Et Enael ?

Enael reste Enael.

« En vieillissant, vous découvrirez que vous avez deux mains. L’une pour s’aider soi-même, l’autre pour tenir un joystick. Audrey Hepburn a dit un truc du genre, je crois. »

Champions EU. Top 4 mondial. Et désormais une nouvelle cible à aller chercher.

Félicitations à Balaou, Yoan et Enael pour leur parcours, et rendez-vous au prochain tournoi.