Trois pilotes, 3 matchs. 6 manches remportées. 0 concédée. Champions EU.
Balaou, Yoan et Enael ont porté les couleurs de Marauders Phoenix lors du Fight or Flight 2956, une compétition internationale de dogfight en 3 contre 3 sur Star Citizen.
Face aux équipes engagées dans la région EMEA. Europe, Moyen-Orient et Afrique, le trio Marauders est allé jusqu’au bout de son parcours pour décrocher la victoire Europe.
Marauders Phoenix est champion EU et se qualifie pour le championnat du monde.
Mais derrière le résultat se cachent surtout des centaines d’heures de travail, une préparation collective et un élément qui reviendra tout au long de notre échange avec les trois pilotes.

Trois pilotes, une équipe
Les trois Phoenix arrivent dans la compétition avec des profils différents mais complémentaires.
Balaou, pilote expérimenté en PvP et dogfight, prend notamment part à la coordination des engagements, au choix des cibles et à la lecture générale du combat. Aux commandes de son Blade, il apporte mobilité et expérience du combat organisé.
Enael, sous-officier Phoenix et responsable de la division Nyx, évolue quant à lui sur L-22. Davantage orienté duel, son rôle dans le trio consiste notamment à maintenir une pression constante et à créer des opportunités pour ses équipiers.
Enfin, Yoan, responsable de la section Phoenix, apporte son expérience du combat en groupe et de la coordination. Aux commandes de son Arrow, il complète le trio par sa mobilité et sa capacité à rester au cœur des engagements, dans un domaine où la cohésion constitue justement l’une des principales forces de l’équipe..
Car s’ils participent au Fight or Flight, ce n’est pas uniquement pour aller chercher un résultat.
L’objectif est aussi de se mesurer à la scène compétitive internationale, de développer les relations avec les autres équipes et de voir jusqu’où leur travail collectif peut les mener.
Plus de mille heures derrière la compétition
La victoire ne s’est évidemment pas construite le soir du tournoi.
Les Phoenix ont multiplié les entraînements en 3v3 pour travailler leurs automatismes : focus des cibles, engagements, désengagements, positionnement et communication.
Cette préparation s’inscrit également dans une scène européenne du dogfight particulièrement active, où les Phoenix ont pu côtoyer des équipes comme Double Zero, Potato Team, Cerberus, BVL ou encore SIN, avec notamment des entraînements 3v3 face à Double Zero.
Et derrière le travail collectif se cache un investissement individuel conséquent.
Les pilotes comptent chacun plus d’un millier d’heures consacrées à l’Arena Commander.
De quoi arriver avec une stratégie claire, mais volontairement suffisamment souple pour s’adapter au comportement de l’adversaire.
La cohésion fait la différence
Quand on demande aux Phoenix ce qui différencie trois bons pilotes d’une équipe capable de remporter une compétition, les réponses convergent immédiatement.
Pour Balaou, l’expérience collective permet progressivement de reconnaître les situations et de prendre la bonne décision au bon moment, sans avoir besoin de tout expliquer.
Enael va encore plus droit au but :
« La communication, la communication, la communication. »
Une communication suffisamment efficace pour que, durant le tournoi, il explique avoir parfois su où se trouvaient ses alliés et ses adversaires sans même avoir besoin de regarder son radar.
Balaou retient lui aussi cette cohésion, avec des équipiers capables de rester dans le combat malgré les focus et d’enchaîner très rapidement les sorties et retours dans l’engagement.
Même les quelques frayeurs auront été maîtrisées : Yoan retiendra notamment plusieurs collisions évitées de justesse au cours des six matchs.
Le déclic face à Potato Team
La pression est pourtant bien présente au lancement du tournoi.
Balaou ne cherche d’ailleurs pas très loin pour décrire son état avant le premier combat :
« Stressé. »
Pour Enael, c’est un mélange de confiance, d’impatience et de tension, accentué par près de trois heures de retard avant de pouvoir réellement entrer dans la compétition.
Puis vient la confrontation avec Potato Team.
Après une première manche remportée sans grande difficulté et conforme à ce que les entraînements leur avaient laissé entrevoir, quelque chose change.
Le travail effectué en amont fonctionne.
Les Phoenix comprennent alors que la victoire EU est réellement à leur portée.
La suite leur donnera raison.
Champions EU
Au terme de la compétition, le verdict tombe :
Marauders Phoenix remporte sa région.
Et la pression accumulée pendant le tournoi laisse immédiatement place à autre chose.
Balaou parle d’une véritable libération émotionnelle, rapidement accompagnée d’une nouvelle prise de conscience : la région EU était à leur portée, mais il faudra désormais assumer face au niveau mondial.
Enael, lui, aura une réaction légèrement moins mesurée :
« Et j’ai crié… MARAUDEEEEEEERS ! »
Car derrière leurs trois pseudos, c’est bien sous le nom MARAUDERS PHOENIX qu’ils ont participé.
Une dimension importante pour les pilotes.
Ils deviennent également, la première équipe française à atteindre les Worlds, avec l’envie de représenter non seulement les Marauders, mais aussi une scène française du dogfight qu’ils souhaitent voir prendre davantage de place dans les compétitions.

Maintenant, place au Mondial
La victoire EU est acquise.
La prochaine marche sera autrement plus haute.
Les Phoenix savent que certaines équipes internationales possèdent des pilotes particulièrement redoutables. Shadow Moses fait notamment partie des adversaires surveillés, tout comme certaines formations de la région asiatique.
Le tournoi nord-américain leur a également montré l’importance des intercepteurs, auxquels il faudra savoir s’adapter.
Mais leur philosophie ne change pas.
Coordination, communication et travail collectif.
Yoan reste prudent :
« Les équipes en face vont être très fortes. Chaque match sera un vrai challenge. Nous allons essayer d’aller le plus loin possible. Et pourquoi pas en finale si notre style de jeu le permet. »
Enael estime de son côté qu’un Top 3 est jouable, même si le tirage du bracket aura forcément son importance.
Quant à Balaou, son objectif est clair :
« On prouvera qu’une meilleure coordination peut battre n’importe quelle individualité, quelle que soit sa puissance. »
Direction les Worlds
Le Fight or Flight 2956 n’est donc pas terminé pour les Marauders.
Balaou, Yoan et Enael ont remporté l’EU. Maintenant, c’est au niveau mondial qu’ils vont devoir défendre les couleurs de Phoenix.
Et avant de partir, Yoan avait tout de même un petit message à faire passer :
« On est la meilleure équipe de teamfight en France et probablement en Europe. Si vous souhaitez apprendre, vous savez qui rejoindre. »
Enael, lui, préfère laisser aux futurs adversaires une réflexion tactique beaucoup plus profonde :
« Backstrafe Wiggle. – Sun Tzu, ou un truc du genre. »
🏆 Champions EU.
🌍 Qualifiés pour le championnat du monde.
La suite se jouera désormais face aux meilleurs.

